Après plusieurs jours de négociations, l'OM et l'OL sont enfin tombés d'accord au sujet du transfert de Ben Arfa par l'intermédiaire de la commission juridique. Retour sur ces faits avec un interview en compagnie du désormais ex-lyonnais.
Hatem, vu les tensions entre Lyon et Marseille ces derniers jours concernant votre transfert, avez-vous craint de ne finalement pas rejoindre l'OM ?
Hatem Ben Arfa : A partir du moment où j'avais signé, pour moi les choses étaient claires, j'allais rejoindre Marseille. Quoi qu'il arrive, il fallait trouver un arrangement. Du début à la fin, j'ai dit que je ne retournerais pas à Lyon.
En débarquant à Marseille, n'avez-vous pas eu peur d'avoir pris un risque ?
Hatem Ben Arfa : La vie est faite de risques. Parfois, il faut savoir en prendre. Quand on a un principe, il faut aller jusqu'au bout, que ce soit bon ou mauvais. Je voulais aller au bout de ma démarche. Au moins, j'ai la conscience tranquille. Aujourd'hui, je suis très heureux de rejoindre l'OM. J'aurais pu rester à Lyon, mais j'avais vraiment envie de venir à Marseille, un club où on peut rapidement passer des paliers, humainement et sur le terrain. C'est un soulagement d'être officiellement Marseillais.
Vous avez même dit que si les choses ne s'arrangeaient pas, vous arrêteriez votre carrière. Etiez-vous sérieux ?
Hatem Ben Arfa : Bien sûr ! Si Lyon refusait de me laisser partir, je n'y serais pas retourné. Et si je ne retournais pas à Lyon, je n'avais plus qu'à arrêter le foot.
Pourquoi vouliez-vous à ce point quitter Lyon ?
Hatem Ben Arfa : C'était la fin d'un cycle, il fallait que je change d'air. La proposition de l'OM m'a touché. Mon choix était réfléchi, c'était une véritable envie personnelle.
N’avez-vous jamais envisagé de revenir sur cette décision ?
Hatem Ben Arfa : Non. Même quand les dirigeants de Lyon ont envoyé des gens du Real Madrid juste avant que je signe à Marseille, pour me pousser à signer chez eux. Mais je voulais vraiment être à l'OM, le choix venait du plus profond de mon cœur. A aucun moment je n'ai douté.
Pape Diouf a dit que vous aviez été impressionnant devant la Commission juridique de la Ligue. Que leur avez-vous dit ?
Hatem Ben Arfa : J'ai parlé avec le cœur. J'ai dit ce que je pensais profondément. Au-delà des contrats, j'ai reçu des paroles et des promesses de la part de Lyon et elles n'ont pas été tenues. J'ai vraiment insisté là-dessus.
Revenons au terrain. Quelle est la différence entre Lyon et Marseille ?
Hatem Ben Arfa : Pour moi, ce sont les deux meilleurs clubs de France, mais par rapport à l'engouement du peuple, l'OM est vraiment très réputé. Ici, le public est plus chaleureux, plus chaud, plus enthousiaste. C'est très important pour moi.
Vous étiez très attendu, la pression va être très forte sur vos épaules, la craignez-vous ?
Hatem Ben Arfa : Je n'ai aucune pression. Je suis vraiment très pressé de jouer au Stade Vélodrome. Et j'espère que le public va m'aider à m'adapter. Je ferai ce qu'il faut. Ici, la pression te pousse et c'est ce que j'aime.
Avez-vous déjà discuté avec Eric Gerets ?
Hatem Ben Arfa : Je l'avais déjà eu avant de signer. Il m'avait appelé pour me dire qu'il souhaitait que je vienne. Quant à mon positionnement sur le terrain, on en parlera ensemble. Je peux jouer à tous les postes offensifs, derrière l'attaquant, à gauche, à droite, je suis à la disposition du coach. Je suis là pour apporter un plus à l'équipe. De toute façon, il n'y aura que collectivement que nous pourrons réaliser de grandes choses.